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Obélisque de Théodose et colonne de Constantin sur la place de l’Hippodrome
- AP10163
- Photographie 48 de l'album AP10115
- Avant 1869
- Épreuve sur papier albuminé
- H. 360 ; L. 490 mm (montage)
- H. 342 ; L. 261 mm (épreuve)
- Titre inscrit en bas à gauche : 99. L’Obélisque et la Pyramide murée
- Signature en bas à droite : P. Sebah.
Inscriptions
Commentaire
La photographie donne sur la partie sud de l’hippodrome d’Istanbul (Atmeydanı), Ã
l’endroit où se dressent deux obélisques et la célèbre colonne serpentine. Durant la
guerre de Crimée (1853-1856), des travaux de remblaiement et d’aplanissement du
terrain par les forces coalisées laissèrent les bases de ces monuments sous le
niveau actuel de la place, demeurant visibles néanmoins derrière des barrières de
protection. À gauche, l’hippodrome est bordé par l’enceinte de la Mosquée bleue ; au
sud, il est limité par des annexes de cette dernière (hôpital et soupe populaire) et
d’autres bâtiments, qui furent en majorité affectés en 1868 à la première école
technique d’Istanbul (Mekteb-i Sanayi). À l’époque romaine et byzantine,
l’hippodrome était réservé aux courses de chars et le terrain divisé par une
esplanade centrale, la spina, qui s’ornait de nombreuses statues, colonnes,
obélisques et pyramides provenant des différentes provinces de l’empire. Seuls
l’obélisque égyptien, l’obélisque muré et la colonne serpentine sont restés in
situ. L’obélisque égyptien est la partie supérieure d’un monolithe édifié
par le pharaon Thoutmosis III (xve siècle
av. J.-C.) pour le temple de Karnak, en Haute-Égypte. Une inscription latine gravée
sur sa base commémore son érection à l’époque de l’empereur romain
Théodose Ier (r. 378-395) et sous la supervision du préfet Proclus.
L’obélisque maçonné, appelé ici « Pyramide murée », fut probablement
édifié à l’époque de Constantin (r. 310-337). Il était couvert à l’origine de
plaques de bronze, qui furent pillées en 1204 lors de la quatrième croisade. Sur
cette photographie, il apparaît très abîmé. À la fin du xixe siècle, des restaurations régulariseront sa silhouette.
À mi-chemin entre les deux obélisques, et comme eux protégé derrière une barrière,
apparaît la base de la colonne de bronze creuse provenant du sanctuaire d’Apollon, Ã
Delphes. Appelée Colonne serpentine en raison des trois têtes de serpent par
lesquelles elle se terminait, elle avait été offerte au sanctuaire delphique à la
suite de la victoire des cités grecques sur les Perses à Platées, en 479 av. J.-C.
Les têtes de serpent disparurent en 1700 dans des circonstances que l’on
ignore.
La photographie est présente dans un album réalisé pour
l’impératrice Eugénie en 1869, à l’occasion de son voyage en Orient (Palais de Compiègne, C.38.1470), ce qui donne
un terminus ante quem pour la prise de vue.
Bibliographie
- Ref ? Özendes 1999c, p. 48.
- Ref ? Ögel et Tanmam 2007, p. 60-61.
- Ref ? Bardill 2010, p. 149-184.
- Ref ? BNF 2013.
Index
- Lieu(x) représenté(s) :  ;  ;
- Sujet principal :
- Sujet(s) secondaire(s) : Â ;
- Personnage(s) cité(s) :  ;  ;  ;
- Ensemble(s) associé(s) : AP10115
Permalien pour cette notice
http://www.guimet-photo-turquie.fr/notices/notice.php?id=49
Charlotte Maury
© Réunion des musées nationaux - Grand Palais, 2016


